L’impact insoupçonné d’un frein lingual restrictif

Vous savez, cette petite corde sous la langue qui ne sert apparemment à rien? Eh bien si elle est trop courte ou mal placée ou les deux, les désordres que ça occasionne sont majeurs et ce, de la naissance au 3e âge.

Pour éviter d’écrire ici un ‘’roman’’, parce que j’en serais capable! Je vais me concentrer sur les impacts de la naissance à 5 ans. Je pourrai m’exprimer sur les impacts à l’âge adulte dans un futur billet s’il y a intérêt.

De dire que le frein lingual occasionne des désordres surprendrait votre ORL, votre médecin, votre infirmière clinicienne, votre dentiste, votre orthodontiste… pas mal tout le monde médical sauf de rares exceptions. L’impact de l’ankyloglossie (frein lingual restrictif) n’est pas enseigné dans les facultés de médecine et dès lors inconnu du corps médical. Pourtant il faudrait! Mais le progrès est constant et j’ai bon espoir que ces notions se partagent et se diffusent.

 

Allaitement :

Déjà à la naissance, un frein lingual restrictif (FLR) empêche l’allaitement parce que le nourrisson ne peut avancer suffisamment sa langue pour la placer sous l’aréole du mamelon ou la monter suffisamment pour écraser le mamelon contre son palais. Le mamelon est alors inséré plus partiellement dans sa bouche et les arcades dentaires (gencives) viennent le blesser en essayant de le pincer pour extraire le lait (au lieu de la langue qui n’y parvient pas parce qu’attachée au plancher buccal par un frein trop court). La langue doit impérativement dépasser la crête gingivale inférieure pour éviter le réflexe de mordre. Donc ces mamans qui le disent devraient être prises au sérieux; bébé mord le sein, carrément. On lui donne alors un biberon et on ne se questionne pas davantage. Dommage lorsqu’on sait que des pays comme le Brésil ne laisse aucune maman quitter la maternité sans d’abord examiner et exciser au besoin le frein du nouveau-né.

 

Reflux gastro-oesophagien :

De retour à la maison, ce petit amour fait beaucoup de reflux. On consulte, on se fait dire de mettre un livre épais sous la tête du matelas pour le surélever, puis on se fait dire que c’est normal, qu’on n’a pas à s’inquiéter. On nous mentionne que le sphincter oesophagien supérieur n’a pas fini de se former et que sans le ‘’bouchon’’ la bouteille se renverse. C’est vrai pour le sphincter, mais ce qu’ils ne savent pas et donc ne peuvent nous transmettre, c’est qu’un lien fort est établi entre frein lingual restrictif et reflux chez le bébé. C’est comme si tout son tube était tiré vers le haut. La chaîne antérieure des fascias qui se termine sous la langue au génioglosse (muscle de la langue). Sous la langue, là où le frein se situe… vous voyez les liens se dessiner doucement?

Comme le conseil du livre et celui de nourrir bébé en position assise n’a absolument pas suffit, le médecin ou le pédiatre prescrit de la médication. Vous vous dites que c’est tôt dans une vie pour commencer la médication, mais vous n’en pouvez plus de le changer, de vous changer, de changer son lit et de ramasser partout. Personne ne s’est intéressé au frein encore, mais depuis sa naissance, ça nuit.

Or, Siegel en 2016, a mené une étude auprès de 1000 enfants médicamentés pour reflux. Après freinectomie (couper le frein) la médication pour le reflux gastro-oesophagien a pu être arrêté dans 52% des cas. 52% des cas, c’est non négligeable en science. C’est aussi non négligeable pour la maman qui se dit qu’il doit y avoir quelque chose d’autre à faire que de donner de la médication.

OCallahan, Macary et Clementine (2013) parlent de la thérapie myofonctionnelle (donnée par une orthophoniste ici au Québec) et freinotomie (couper le cordon du frein lingual) dès la naissance. Mentionnons aussi en passant que le reflux c’est aussi parce que bébé avale de l’air en buvant son lait parce qu’il n’arrive pas à fermer correctement autour du biberon/mamelon. C’est la langue, qui si elle passait par-dessus l’arcade gingivale jouerait ce rôle si elle le pouvait.

 

Tummy time :

Bébé vieillit, on vous recommande de le mettre sur le ventre pour travailler son tonus, l’encourager à se retourner. Dès que vous le faites cependant, il se met à pleurer. Il devient rouge sous l’effort et les cris, vous le prenez dans vos bras et réessayez sans plus de succès les jours suivants. L’infirmière que vous voyez pour la vaccination vous intime de poursuivre vos efforts, que c’est important, qu’il s’habituera. Ce que personne ne dit ici, c’est que c’est douloureux pour un enfant avec ankyloglossie d’être ainsi placé sur le ventre et de relever la tête, toute la chaîne antérieure des fascias (enveloppe des muscles) est déjà étirée et raide, il y a déjà un manque de place alors d’étirer cette chaîne par la position ventrale pour ‘’jouer’’ ne fonctionnera pas pour votre ti-pou. Malheureusement personne n’a compris.

 

Respiration buccale/bruyante/ronflements :

Même s’il est né avec un mode de respiration nasale (c’est naturel et nécessaire pour boire au sein), en présence d’un frein lingual restrictif bébé va devenir un respirateur buccal dans les premiers 6 mois de vie. Pourquoi ça devrait déranger? Parce que respirer par la bouche va entraîner un hypo-développement mandibulaire (qui devrait avancer et reculer mais ne le fait pas), palatin/du palais (parce que la langue ne monte pas en haut et donc ne peut creuser le palais et les fosses nasales juste au-dessus) et respiratoire (muscles intra-buccaux deviennent hypotoniques (faible tonus), s’affaissent, obstruent et bébé développe une respiration bruyante de nuit. On prend des vidéos, on trouve mignon qu’il ronronne comme un chat, mais avec le temps ça devient un ronflement léger, puis parfois de l’apnée obstructive où il arrête carrément de respirer.

 

Picky eater/difficile à table :

Avec ce faible tonus des muscles intra-buccaux, la mastication n’est pas optimale, l’enfant essaie de manger sa viande, mais la recrache en boule au bout d’un moment. Il en vient à privilégier les compotes, yogourts, pâtes et autres aliments mous. Vous vous dites qu’il est difficile à table, que ça passera. La déglutition ne se mature pas, il demeure donc avec un patron de déglutition infantile (pousse vers l’avant).

 

Expanseur palatin et broches à prévoir :

Avec son palais étroit en raison de sa position linguale basse (pour pouvoir respirer par la bouche) et son manque de mastication, son appareil manducateur (sa mâchoire) est sous-développée, il manque bientôt de place pour les dents. Le dentiste de votre enfant vous prévient, il présente un profil qui nécessitera un expanseur palatin et des broches.

 

Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) :

Il commence la maternelle, il est agité, inattentif. On vous parle de TDAH. Mais le lien entre ronflement et TDAH est fort. Si on corrige le trouble du sommeil qui empêche le cerveau de récupéré, et si on le fait avant 5 ans, le TDAH disparait parce qu’il n’a jamais été qu’une conséquence d’un sommeil peu réparateur.

Notez qu’une ventilation buccale est liée aux Troubles des apprentissages (Ribeiro and coll. 2016 (syst. Review)), Troubles attentionnels (TDA/H) (Ribeiro and coll. , 2016 (syst. Review)) et aux ronflements (Kukwa and coll, 2018) et à l’apnée obstructive pédiatrique (Lee and coll., 2015).

Ti-n’amour qui bouge beaucoup en dormant, qui n’arrive pas à gérer ses émotions est juste à bout. On le serait aussi à sa place.

Ce que je viens de vous décrire là n’est pas un scénario catastrophe même si j’avoue me sentir alarmiste en l’écrivant. Ce n’est pas une histoire rare, mais plutôt une séquence que je vois toutes les semaines dans mon bureau au moment de faire l’anamnèse (histoire développementale) de mes clients. J’explique aux parents stupéfaits tout l’impact d’un frein lingual restrictif et/ou d’une respiration buccale et immanquablement, leur réaction c’est wow! Ça fait tellement de sens! Pourquoi on nous dit pas ça?! Eh bien, c’est ce que je fais là!

Pour tous les professionnels de la santé sceptiques ou intéressés, écrivez-moi. Ma bibliographie peut vous être fournie, on peut en jaser, faut que ça circule.

 

Ce que j’en tire pour ma pratique:

Pour mes collègues appelés à évaluer le frein lingual, je rajoute ceci : Il est important à mon avis d’utiliser la classification de Yoon et Zhagi (2017) plutôt que celle de Kotlow (1999) lorsqu’on évalue le frein lingual lors de l’examen du mécanisme oral-périphérique. Voici pourquoi :

Le fait de ne pas pouvoir faire de protrusion (Kotlow, 1999) n’est pas un bon critère puisque ça n’interfère pas avec les fonctions de sucer, avaler, respirer, mâcher, parler alors que le critère d’élévation de la langue (Yoon et Zhagi 2017, Zhagi 2020) permet d’éviter des problèmes de déglutition, de production de sons, de croissance maxillo-faciale, de respiration (base de la langue qui dégage l’oropharynx), et de mastication.

 

Marie-Emmanuelle Marchand, M. Sc., Orthophoniste
www.monorthophoniste.com
info@monorthophoniste.com

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22 Comments

  • Lozach on 17 octobre 2021

    Bonjour. Merci pour votre article. Que préconisez- vous alors pour traiter ce problème ? Faut-il faire sectionner le frein? Ou existe-t-il un protocole de rééducation pour étirer ce frein? Merci

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 18 octobre 2021

      C’est un problème qui se règle en équipe. L’orthophoniste évalue la restriction du frein, la limitation de l’aperture (ouverture), les mesures de compensations (plancher buccal qui s’élève pour compenser) et l’impact sur les fonctions et les structures. L’ORL ou le chx maxillo-facial procède, selon sa propre analyse et suite à la recommandation détaillée de l’orthophoniste à la freinotomie (sectionner le frein) ou la freinectomie (sectionner le frein et sa membrane bilatéralement), la procédure dépend de différents facteurs dont l’âge du patient, le niveau de restriction, la présence ou non de tissus cicatriciels etc. Finalement oui, il y a un protocole post-freinectomie administré dans les 72hrs post chirurgie par un orthophoniste pour éviter que ça se réattache et maximiser l’effet de dégagement de la chirurgie. Certaines cliniques avec lesquelles je suis en lien (Belgique, Brésil) vont même refuser d’opérer si le patient n’a pas un r.v. en orthophonie dans les 72 hrs post-chirurgie. L’orthophonie, c’est du sérieux!

  • Lamarche on 17 octobre 2021

    Super article. Merci !!!

  • fafa on 18 octobre 2021

    c’est arrivé à mon deuxième, et je trouvais qu’il ne tetait pas bien, à la maternité on m’a juste dit que les bébés n’avait quasi jamais la meme succion, mais je sentais un soucis, ensuite comme nous sommes rentrés, la deuxième sage femme qui est venue, je lui ai expliqué, elle m’a dit de suite, je vais regarder son frein de langue, et en effet, le problème était là, elle m’a dit de le faire maintenant , sinon plus tard, il aurait un soucis pour embrasser, lol, c’était un samedi, j’ai attendu sagement lundi matin, et mardi après midi j’avais un rdv, un petit coup de ciseaux, et une demi heure après, il tetait parfaitement, et surtout il tirait la langue mon bébé.

  • Marion on 20 octobre 2021

    Merci pour cet article.
    C’est triste cette faible prise en charge dans ce domaine.
    2ème bébé avec freins restrictifs, difficultés à se faire entendre la 1ere fois (donc aucune prise en charge, l’arrêt de l’allaitement a réglé les soucis,j’imagine seulement en partie…)
    Pour mon 2eme, on vient de lui sectionné à la mater mais pas suffisamment, on repart dans les Rgo (bébé à 1mois)… Mais cette fois prise en charge ortho, chiro a l’écoute. Un peu perdue pour la suite des événements 😞 !

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 21 octobre 2021

      Oui je suis du même avis, dommage pour le peu de reconnaissance du trouble et de ses impacts. Aussi, freinotomie en bas âge souvent pas suffisante, les reflux sont présents quand même, la chaîne antérieure étirée quand même. Quand on part d’un stade 4 (classification de Yoon et Zhagi) comme sur la photo, la freinotomie nous amène à un stade 3. C’est encore problématique, juste un peu moins. Un enfant stade 3 se qualifie pour une freinectomie. Ce sont les stades 1 et 2 qui ne limitent pas suffisamment l’élévation de la langue pour constituer un problème. Courage ma chère. Vous pourrez demander une référence pour une freinectomie plus tard.

      Précisions: Freinotomie (couper juste la tige membraneuse, fait sans anesthésie avant l’âge de 6 mois ou sous anesthésie locale à partir de 7 ans), freinectomie (couper la tige et les muqueuses qui attachent la langue au plancher buccal, fait sous anesthésie générale pour les enfants de moins de 7 ans et sous anesthésie locale pour les adolescents et les adultes).

  • Barreau élise on 21 octobre 2021

    Bonjour Me marchand.
    Magnifique article, un grand merci pour toutes ces infos.
    Je suis ostéopathe et j’aurai aimé avoir des références de bouquins pour savoir correctement repérer des freins de langues afin de les réorienter au mieux. Si par hasard vous avez des formations ou des séminaires à me conseiller sur ces sujets en France, je suis preneuse.
    Encore merci 🙂
    Élise

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 25 octobre 2021

      Ce que je connais de mieux pour l’instant ce sont les travaux du dr. Zaghi du Sleep Institute.
      Je peux vous envoyer des articles/documents par courriel.
      Certains sont accessibles http://www.fairest.org/tools

      Sinon, je vous encourage à suivre la première partie de ma formation, j’en parle abondamment et de tout ce qui vient autour et avec (troubles de déglutition, troubles du sommeil…). À mon avis (et selon mon ostéopathe) super pertinent pour votre profession.
      Pour plus d’infos https://monorthophoniste.com/therapie-myofonctionnelle-appliquee-a-lapnee-obstructive-du-sommeil-aos/

      Merci de votre commentaire et de votre intérêt!

      • Barreau on 28 octobre 2021

        Merci beaucoup pour toutes vos infos , je vais me renseigner pour votre formation car cela m’intéresse vivement !! Et je vais regarder sur les liens que vous m’avez mis pour la bibliographie.
        Un grand merci encore
        Élise

  • Frede on 12 décembre 2021

    Bonjour
    Un lien avec un menton prognate ?

    Merci

  • Saunier on 2 mai 2022

    Bonjour
    Merci pour votre article très intéressant.
    Nous avons effectué une frenectomie (frein de langue et frein de lèvre supérieure) à mon fils alors qu’il avait 6 semaines. Malgré tout à 6 mois, il dort encore la bouche ouverte, ronfle et a de la difficulté à manger.
    Je suis un peu perdue car il y a peu d’outils une fois que la Frenectomie a été effectuée.
    Merci pour votre aide

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 11 mai 2022

      La freinectomie est UNE intervention. Comme l’amygdalectomie ou l’ablation des végétations chez les plus vieux. Il faut s’assurer qu’il n’y a pas d’autres causes et rééduquer. Après la chirurgie, si c’était bien là l’unique cause, ce ne sont pas tous les bébés qui réapprennent naturellement. Il faut parfois un petit coup de pouce pour bien se positionner, gérer la nouvelle mobilité de la langue etc. Si vous ne trouvez pas d’orthophoniste qualifiée dans ce domaine précis (c’est plutôt rare), consulter une IBCLC (consultante certifiée en allaitement) pourrait aider à déceler les causes possibles, même si vous n’allaitez pas. Je demeure disponible si vous souhaitez une consultation en télépratique. Bonne chance pour la suite.

      • Rivière on 9 septembre 2022

        Bonjour, la fille d’une amie, âgée de 15 jours, a un frein lingual type 4. la freinotomie est préconisée. ils sont à Montreuil,ont vu un spécialiste en lactation qui donne cette indication d’intervention. Je lis que vous proposez des teleconsultations, est-ce toujours le cas, et si oui, pourrais-je les mettre en lien avec vous ? Je suis orthophoniste. Merci.

        • Marie-Emmanuelle Marchand on 14 septembre 2022

          Bonjour à vous,

          Je suis accréditée pour travailler au Qc. seulement. L’orthophonie est une profession très réglementée ici. Offrir de la télépratique en France n’est pas exclus si je peux obtenir l’autorisation. Contactez-moi par courriel et nous verrons ce qui peut être fait. Info@monorthophoniste.com

  • Drechsel on 10 mai 2022

    « Or, Siegel en 2016, a mené une étude auprès de 1000 enfants médicamentés pour reflux. Après freinectomie (couper le frein) la médication pour le reflux gastro-oesophagien a pu être arrêté dans 52% des cas. »
    Pouvez-vous me donner la référence complète de cet articles svp? J’erre avec mon fils de 14 mois qui présente un RGO et je lie maintenant toutes les pièces du puzzle. Merci, merci, merci pour votre article!

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 11 mai 2022

      Bien sûr! La voici: Siegel, S. (2016). Aerophagia Induced Reflux Associated with Lip and Tongue Tie in Breastfeeding Infants. Pediatrics, 137(Supplement 3), 216A-216A. https://doi.org/10.1542/peds.137.supplement_3.216a
      Vous décrivez bien la situation. C’est un puzzle. J’adore les résoudres quand se présente à moi un nouveau client. Bonne chance pour la suite, et recontactez-moi si vous croyez qu’une rencontre virtuelle pourrait vous être utile pour certaines pièces.

      • Tiffany on 31 juillet 2022

        Bonjour, je suis maman d’une petite fille qui a subi une freinectomie à 6 semaines et tout semble petit à petit s’arranger. En revanche mon mari a subi la même intervention à l’age de 3 ans (il ne parlait pas), aujourd’hui son frein est toujours visuellement très présent (milieu de langue) et il ronfle énormément. Doit il subir une nouvelle freinectomie ? Nous somme dans le sud ouest de la France. Merci d’avance.

        • Marie-Emmanuelle Marchand on 18 août 2022

          Il faudrait évaluer pourquoi il ronfle. Que le frein soit visible n’est pas un bon critère pour déterminer s’il diminue l’amplitude des mouvements ou crée une obstruction en gardant la langue au plancher buccal. Par exemple, ce que vous observez pourrait être du tissu cicatriciel. Aussi, il ne faut pas confondre freinotomie et freinectomie. Souvent, les ORL et dentistes vont sectionner une partie du frein lingual (freinotomie), mais ne pas libérer la langue de ses membranes (tissus de chaque côté du frein, sous la langue). Dans ce dernier cas, la libération est meilleure et les résultats vont de pair. Seule cette intervention constitue la véritable freinectomie. Je vous suggère de trouver un orthophoniste spécialisé qui pourra déterminer ce qu’il en est du cas de votre mari. En terminant, je vous encourage à faire ces démarches. Bien que ce soit répandu et banalisé, le ronflement ne fait pas partie du développement normal et il entraine des conséquences sur la santé.

  • Chloé on 2 mars 2023

    Bonjour, merci pour toutes ces précisions, c’est très interessant
    Je suis adulte mais il semblerait que je cumule pas mal de symptomes du frein, enfin je découvre petit à petit à force de recherches et d’en parler autour de moi. je voudrais pouvoir me faire dépister mais je n’ai aucune idée de qui aller voir, auriez vous des personnes à me conseiller dans la région de TOulouse svp
    merci d’avance pour votre réponse.

    • Marie-Emmanuelle Marchand on 6 mars 2023

      Je n’ai pas de répertoire par région. Cela dit, je vous suggère de référer l’orthophoniste trouvé-e à mon site pour de la formation, du mentorat ou de l’information. Bien comprendre permet de bien intervenir. C’est garant de succès.

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